Lettre à la Présidente. Voyage en Italie. Paris, s.é., 1890. In-8 (228 x 145 mm) de 47 (mal chiffrées 48) pp., demi-chagrin vert à coins, double filets d'encadrement dorés sur les plats, dos à nerfs orné de motifs et filets dorés, tête dorée, couv. cons.
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| 2ème éd. tirée à 100 ex. num. sur Hollande. Très bel ex., quelques minimes accidents à la rel. Emile Bergerat, gendre de Gautier, tenterait presque, en son Avis au lecteur, de légitimer l'existence même de cette lettre. "Il ne faut pas oublier que le Maître avait alors 24 ans quand il l'ecrivit, qu'il l'adressait à un ami intime, comme lui romantique à tous crins, et habitué au parler salé des ateliers de l'époque. Du reste, elle n'était pas destinée à la publicité [...] et Gautier ne rédigea que deux ou trois lettres libres dans sa vie, plutot pour exercer la verve rabelaisienne et s'amuser à l'emploi de mots tombés en désuètude, que pour l'emploi vulgairre que l'on supposerait. Ainsi, en ce chef-d'oeuvre de langue grasse et colorée, nous est-il permis de découvrir combien Gautier était un orfèvre des mots. Pourtant, un excès de pudibonderie a tenu cette lettre sous le boisseau fort longtemps, lettre que nous donnons aujourd'hui pour l'esbattement des pantagruélistes. Nous entendons offrir aux curieux biblioiphiles le pendant, en prose, de la jolie publication qu'un artiste éditeur - Poulet-Malassis - leur a offerte en 1873, sous ce titre : Poésies de T. G. qui ne figureront pas dans ses oeuvres. Cette pièce d'éloquence spermatico-breneuse peut hardiment se présenter comme inédite, malgré l'édition torcheculative parue il y a quelques temps, imprimée au fond d'une cave, et due à l'inepte collaboration d'un courtier, d'un imprimeur et d'un éditeur parisien, plus marrons l'un que l'autre." lrb |