| FLAUBERT Gustave (1821-1880) |
SALAMMBÔ J. ROUBILLE Panthéon 142*187 mm Broché à Cahiers Paris Edition Limitée Justifiée 1946 Neuf hors-texte en couleurs de J. ROUBILLE. Achevé d'imprimer le 30 Novembre 1946, exemplaire N° 782 / 2500, in-16 Jésus, 392 pages non coupées, reliure éditeur brochée à cahiers, trés bonne couverture souple illustrée couleurs et rempliée, dos bien plat sans pliures, intérieur trés frais (pagination - titres de pages - lettrines et culs-de-lampe en rouge) - Tiré sur velin Johannot d'Annonay - Remarquable exemplaire // Roman publié à Paris chez Michel Lévy en 1862. Rédigé entre septembre 1857 et avril 1862, ce roman est immédiatement postérieur à Madame Bovary. Flaubert, après s'être imposé l'ascèse d'un sujet moderne et d'une écriture ancrée dans la réalité quotidienne, choisit cette fois une «histoire qui se passe 240 ans avant Jésus-Christ» (lettre à Charles d'Osmoy, 22 juillet 1857) et à Carthage. L'écrivain se livre à un considérable travail de documentation: le roman s'inspire d'un récit de l'historien grec Polybe, mais Flaubert lit en outre de nombreuses études archéologiques et des ouvrages anciens ; d'avril à juin 1858, il se rend sur les lieux mêmes de son roman. Toutefois, la compilation érudite et l'examen topographique sont plutôt prétextes à rêveries que garants d'une exacte reconstitution. En effet, Flaubert a souvent été tenté par des sujets antiques et orientaux, comme en témoignent Smarh (1839), les trois versions de la Tentation de saint Antoine (1849, 1856 et 1874) ou encore ce projet caressé lors de son voyage en Orient et qui annonce déjà Salammbô : «L'histoire d'Anubis, la femme qui veut se faire baiser par le dieu» (lettre à Louis Bouilhet, 14 novembre 1850). Mais ce qui l'attire cette fois avant tout, c'est l'absence presque totale de documents sur Carthage : «Il y a des fois où ce sujet de Carthage m'effraie [...] par son vide» (lettre à Jules Duplan, 9 mai 1857), et donc la possibilité de se livrer à une entreprise littéraire inédite : «Moi, j'ai voulu fixer un mirage en appliquant à l'Antiquité les procédés du roman moderne» (lettre à Sainte-Beuve, 23 septembre 1862). Si la critique accueillit dans l'ensemble le roman avec réticence, de nombreux écrivains, Gautier, Hugo et Michelet notamment, témoignèrent à Flaubert leur admiration. Salammbô connut un grand succès commercial et engendra même toute une mode dont témoigne, entre autres, l'opéra de Moussorgski (1863). Roman
- Prix : 85.00 €
- Commander
|
| Excellent |
|