| EDITION ORIGINALE, un des 40 exemplaires sur Hollande (second papier après 25 ex. sur Japon). Ex-libris manuscrit de Gaston Gallimard. Préface de Louis Bertrand. En 1845, à Gênes, il admire un tableau de Bruegel, la Tentation de Saint- Antoine, qui lui inspirera son récit : " Aujourd'hui je n'ai rien fait. - Pas une ligne d'écrite ou de lue. J'ai déballé ma Tentation de Saint-Antoine et je l'ai accrochée à ma muraille, voilà tout. J'aime beaucoup cette oeuvre. Il y avait longtemps que je la désirais. Le grotesque triste a pour moi un charme inouï. Il correspond aux besoins intimes de ma nature bouffonnement amère. Il ne me fait pas rire mais rêver longuement " (à Louise Colet, 21 Août 1846). En Septembre 1849, il en achève la rédaction. En 1856, seconde version dont des fragments paraissent dans l'Artiste. En 1872, achèvement de la troisième version et en 1874, publication de la version définitive. L'œuvre doit affronter l'incompréhension de la critique : " Les injures s'accumulent ! C'est un concerto, une symphonie, où tous s'acharnent dans leurs instruments ; ce qui m'étonne, c'est qu'il y a sous plusieurs de ces critiques, une haine contre moi, contre mon individu, un parti pris de dénigrement, dont je cherche la cause " (à George Sand, 1er mai 1874) ". Bel exemplaire. lrb |