| Quatrième de couverture : Tu es poète ; que diable allais-tu faire dans cette galère? »... Telle est la dernière phrase, et la moralité, de « HUITIÉME DERNIÉRE ». Cette galère est le. bateau-corsaire « Journalisme ». Un fier bateau en papier, dont la proue se situe rue Montmartre, et la poupe au carrefour Réaumur-Poissonnière. Il est fort heureux que les poètes aillent dans les galères où ils n'ont que faire. Ils en rapportent des livres de bord étonnants, comme celui-ci. Tout l'équipage y défile, du grand-amiral au dernier galérien du dernier banc... C'est la jolie ronde du journalisme. Voici le jeune échotier rapace, voici le vieux chroniqueur devenu clochard, et le rédacteur en chef, et la courriériste en fleur, et le philosophe lassé, qui a « renoncé à la littérature Pour se mettre au vin blanc citron »... Les voici tous. Plus vrais que nature. Avec leurs fins de mois difficiles, leurs petits noms d'amitié, leurs luttes féroces, leurs amours faciles... Et cette étrange noblesse que leur confère l'amour du métier. Comme il les connaît, ses journalistes, Pierre Humbourg! Son livre sent le plomb d'imprimerie, l'ébonite moite des téléphones, le rouge à lèvres des dactylos, le zinc empoissé de beaujolais ou de coca-cola... Et comme il l'a aimé, lui aussi, son journalisme !... Ci devant grand reporter devenu un écrivain consacré, il en parle avec cet humour, à la fois féroce et tendre, que l'on réserve aux vieilles maîtresses trop exigeantes, à la veille de les quitter tout à fait. ** présentation de : JEAN-PAUL LA Croix. |