| GREVIN (Alfred). |
L'ESPRIT DES FEMMES par A. Grévin. Avec une préface par Pierre Véron. GREVIN (Alfred). Paris, Dusacq et Cie, Editeurs d'Estampes, sans date [circa 1870]. Petit in-folio (262 X 344) percaline lie-de-vin ornée sur le premier plat d'un fer spécial doré (portrait de femme), titre doré, encadrement à froid, dos muet, tranches dorées (reliure de l'éditeur) ; Titre, 2 pages non chiffrées (Préface), 40 planches hors-texte. PREMIER TIRAGE des 40 PLANCHES légendées d'Alfred GREVIN. Alfred Grévin (1827 - 1892), sculpteur, caricaturiste, dessinateur et créateur de costumes de théâtre a fondé avec le journaliste Arthur Meyer le musée de cire qui porte son nom. Il s'installe à Paris en 1853 et met ses talents de caricaturiste au service du journal " Le Gaulois ", ainsi qu'au " Journal amusant ". Quelques années plus tard il se verra confier la Une du " Petit journal pour rire " et collaborera au journal " Le Charivari ". Les dessins de Grévin appartiennent au domaine du burlesque, depuis les caricatures jusqu'aux ébauches de "ses" femmes. En 1869 il fonde avec Adrien Huart, " l'Almanach des Parisiennes ". " Grévin avait adopté une très particulière silhouette de femme, pimpante et sémillante, grêle de formes, à l'oeil prompt, au nez troussé, à la mine hardie, en laquelle il avait pour ainsi dire incarné l'aventure parisienne. Qu'il la dessinât à la plume ou au crayon, qu'il la représentât seule ou accompagnée d'un bout de légende malicieuse, on saisissait à première vue le modèle et la signature. Il en avait fait un type, un caractère du temps, une expression de mode fort significative. Un GREVIN ! On reconnaissait dans ce seul mot l'élégance moderniste, l'allure engageante, la grâce coquette assaisonnée d'un grain de perversité, le chic enfin qui en était le cachet habituel ... " (Frédéric Loliée, " La Nouvelle Revue ", 1er Janvier 1892). " Grévin fut le poète de la Parisienne moderne, dont il sut, mieux que personne, fixer la piquante silhouette. (...) Ce petit peuple enjuponné du Paris des rues, c'est le bien propre de Grévin. Il a su en fixer d'un trait les allures provocantes, en souligner d'un mot cinglant comme un coup de cravache, l'insouciance bohême et la cynique naïveté. Qui n'a dit en voyant passer une d'elles : Un GREVIN ! " (" Les Annales ", 15 Mai 1892). Ex-libris " Bibliothèque du Comte Greffuhle ". Début de fente en queue du mors supérieur, dos éclairci, quelques rares rousseurs claires, néanmoins BON EXEMPLAIRE de cet album de caricatures PEU COURANT. GOOD COPY. WE CAN SEND PICTURES OF BOOKS ON REQUEST.
- Prix : 150.00 €
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