Physique du Monde, Démontrée par une seule cause et un seul principe, communs à tous les Corps en général, propres à chacun d'eux en particulier, et prouvés par l'expérience. A Versailles, chez Blaizot et à Paris, chez Valade, 1775. in-8. XVI. 244pp. 2ff. Plein maroquin rouge, dos lisse orné, tranches dorées, triple filet doré encadrant les plats (fraîche reliure de l'époque).
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| Edition Originale de cet ouvrage dans lequel l'auteur, médecin au Château de Versailles, expose en détail une théorie scientifique de la physique de l'univers dont il avait donné une première esquisse dans un Essai paru trois ans plus tôt chez Didot. Cette théorie réfutait l'essentiel des conclusions de la physique de son temps, et elle s'appuyait sur l'idée que "l'air est un fluide universel; il comprime et pénètre tous les corps, il s'appuye sur lui-même dans leur centre, pour se résister et se repousser". Après avoir exposé les principes de son système, l'auteur examine les divers phénomènes physiques à la lumière de ce postulat: "De l'Air", "De l'Eau", "Glace ou Congellation", "La Terre", "Le Mercure", "Pesanteur des Corps", "De la pierre d'Aimant", "L'Air ne peut être condensé ou resserré que par lui-même", "Le Soleil", etc. L'ouvrage contient notamment des sections consacrées à l'explication des marées et des phénomènes naturels (volcans, orages, tonnerre, foudre, éclairs, pluie, grêle, etc.), de la lumière, des corps célestes, etc. L'auteur termine en évoquant les applications de sa théorie à la médecine: "D'après mon principe et l'inspection anatomique, j'ai imaginé une machine représentant, en abrégé, le méchanisme animal, au moyen d'un seul ressort, sans rouage, sans poids, sans corde, etc. Si l'expérience ne détruit pas mes idées, ce que je ne pense pas, l'on y verra que le cœur, reconnu premier moteur, n'est au contraire qu'un sujet passif, et le plus passif de tous les membres d'un corps vivantä". Très bel exemplaire relié à l'époque en maroquin rouge, de ce curieux témoignage de la "folie scientifique" d'un médecin du roi. |