| Le jour où tu liras ces lignes... je serai mort! Oui ma p'tite Sylvie, ton mari n'est plus, abattu par les policiers. Mais ça nous le savions, nous savions que ça devait arriver un jour.~Et maintenant tu es seule...~Mais ma fin était inévitable, quand un homme vit par les armes, la violence et le crime, c'est très rarement qu'il meurt dans son lit.~En fin de compte, ma mort n'est pas plus stupide qu'au volant d'une voiture, ou dans une usine en travaillant pour un patron. De toute façon, il vaut mieux finir comme ça, plutôt que de crever comme un chien dans ces trous de basses-fosses que sont les Q.H.S.~Que des flics m'aient assassiné ou pas ! C'est possible. Mais la question ne se pose même pas : face à un type comme moi, il n'y a pas de cadeaux à faire. De mon côté, moi j'n'en fais jamais... Tu sais, je n'aime pas les gens qui reculent dans la vie ! Trop de gens reculent.~Et peut-être que les policiers m'ont tué, avant que j'aie eu le temps de sortir mon revolver ?~Mais il faut te dire une chose : si j'avais eu le temps de mettre la main dessus, je m'en serais servi. Et peut-être que je m'en suis servi...~A la finale, «PEYREFITTE» a trouvé la seule prison, la seule cellule d'où l'on ne s'évade jamais... un cercueil.~ |