| Edition originale, limitée à 100 exemplaires sur vergé, numérotés, et signés de l'auteur, accompagné ici d'une dédicace à M. Victor Clément. Le frontispice donne le ton de l'ouvrage : il reproduit une photographie de l'auteur en tenue de druide, avec barbe, couronne de feuillage sur la tête, une serpette dans une main, du gui dans l'autre... ! La thèse de l'auteur consiste à montrer que le Marillais, région des Mauges dans le Maine et Loire, doit son origine et son nom au culte de la déesse Mère, issue de l'antiquité la plus ancienne, adapté par les celtes gaulois aux traditions grecques et romaines, puis "récupéré" par le christianisme et transformer en adoration de la Vierge Marie. Même si l'idée d'une éventuelle possibilité de continuité dans le représentation de la figure de la Mère nourricière jusqu'à la Vierge Marie peut se concevoir, l'idée de substitutions successives des cultes depuis les druides de la protohistoire jusqu'au christianisme, en passant par les grecs, les romains, les phéniciens... paraît bien fantaisiste. Ce syncrétisme improbable, l'auteur le construit à grands coups d'évidences, de citations et de références aux traditions druidiques. Son travail est complété par une "étude" iconographique de la représentation de ce qu'il appelle "La Bonne Mère". Cet ouvrage et son auteur rejoignent quelques autres qu'on pourrait classer parmi les "Fous archéologiques" tellement leurs thèses sont "fragiles", mais animées d'une ferveur et d'une conviction touchantes ou irritantes, à défaut de réalisme. |