| Le peintre auvergnat Maurice Busset (Clermont-Fd., 1881-1936) fut l'élève de Gérôme et de Cormon, puis du graveur-illustrateur Renouard. Après avoir travaillé à Murol, il séjourne à Gap en 1904, puis revient ensuite en Auvergne. Travailleur acharné, il accumule des milliers de croquis préparatoires à ses peintures. Pendant la guerre de 1914, il s'engage dans l'aviation, se passionne pour ce milieu et, nommé peintre de l'air, en livrera de nombreuses oeuvres peintes et gravées. La paix revenue, il enseigne à Henri IV et passe ses étés en courses dans la montagne, lourdement chargé de son chevalet et de son matériel, à peindre d'après nature ses grandes toiles Auvergnates. Il reçoit alors le prix colonial et une bourse de voyage au Maroc lui permet de s'enthousiasmer pour ce pays. Revenu en Auvergne en 1927, il devient conservateur adjoint du Musée de Clermont-Ferrand. Il meurt à 57 ans en 1936. Son œuvre tombe dans l'oubli. Redécouverte récemment, elle est le témoignage représentatif du régionalisme auvergnat du premier tiers du XXe siècle. Les bibliophiles connaissent bien l'habile graveur sur bois qu'était Busset, à travers ses nombreuses illustrations, notamment son Vieux pays d'Auvergne publié à Clermont-Ferrand en 1924. - Cette scène de procession traditionnelle est très proche de celle reproduite par G. Desdevises du Dézert in Les Monts d'Auvergne et le Peintre Maurice Busset, planche 76. |