| Première traduction française des "Institutions Monastiques" de l'écrivain ascétique Jean Cassien. Cette traduction est due à Nicolas Fontaine (1625-1709), l'un des solitaires de Port-Royal, qui signe sa traduction avec le pseudonyme de Sieur de Saligny. Cassien, né vers 350, vécut à Constantinople et à Rome, avant de se fixer à Marseille où il fonda le célèbre monastère de Saint-Victor. Il est mort vers 450 à Marseille au milieu des moines pour lesquels il écrivit ses traités sur la vie monastique "dont il est en quelque sorte le théoricien" (Larousse). Exemplaire de J. K. Huysmans (1848-1907), avec sa signature autographe sur un feuillet de garde. Cette provenance est particulièrement significative pour l'histoire de cet écrivain parisien d'origine hollandaise qui, après avoir été disciple de l'école naturaliste, se convertit avec ferveur au catholicisme. "Huysmans, après avoir respiré, non sans volupté, les émanations sulfureuses du néo-satanisme, franchit en brebis repentante mais orgueilleuse les portes de notre mère l'.glise. Désormais, l'histoire de son œuvre se confond avec celle de sa conversion et, fervent catholique, il s'éteindra pieusement, offrant ses souffrances pour racheter un siècle mécréant qu'il hait. (ä) Il n'y avait pour l'idéologie sous-jacente à l'esthétique naturaliste que deux voies possibles : le socialisme ou le mysticisme ; c'est pour ce dernier qu'opta J.-K. Huysmans" (Encyclopedia Universalis). Une charnière ouverte, rousseurs. Assez bon exemplaire cependant. |